Une étincelle d’enfance devenue lumière

Il y a des bilans qui se comptent en chiffres… Et puis il y a ceux qui se racontent avec le cœur.

Tout commence dans

mon enfance

Si je suis aujourd’hui artisane verrière, je le dois avant tout à mes parents.
Merci à vous de m’avoir, dès le plus jeune âge, permis de découvrir mille et une choses. De m’avoir laissée toucher, tester, observer, créer. Vous avez toujours cherché à éveiller ma curiosité, sans jamais la brider. Avec le recul, je mesure à quel point c’était un cadeau immense.

Je veux aussi remercier Évelyne, ma maîtresse dès les premiers jours d’école. Elle avait dit à ma mère cette phrase qui m’accompagne encore aujourd’hui :
« Laissez-la toucher la matière, c’est de ça dont elle a besoin. »

La première étincelle : la rencontre avec le verre

Merci aux organisateurs d’événements et aux artisans passionnés qui aiment transmettre.
C’est grâce à eux que j’ai découvert ce fabuleux métier qu’est celui de verrier.

Lors du Printemps des Sens, ma mère a participé à une initiation au verre soufflé au chalumeau. Je regardais, fascinée. J’ai demandé si je pouvais essayer à mon tour, mais Philippe, le verrier, m’a répondu :
« Non, tu es trop petite. Grandis un peu, et quand tu seras plus grande, tu pourras le faire toi aussi.»

J’ai grandi. Et surtout, j’ai gardé cette étincelle au fond de moi. Je me suis toujours dit qu’un jour, moi aussi, je soufflerais le verre… sans imaginer que ce chemin prendrait autant de temps.

Doutes et persévérance

Quelques jours avant de passer mon BTS, un professeur de design m’a dit :
« Ne t’embête pas trop à réviser. De toute façon, à part garder des moutons au fin fond de l’Aveyron, tu ne feras jamais rien de ta vie. »

Visionnaire, ce cher Pierre.
Il ne croyait pas si bien dire. Je vis aujourd’hui en Aveyron, près de là où j’ai grandi… et oui, j’ai des moutons.
Mais il s’est trompé sur l’essentiel. Je ne fais pas « rien » de ma vie. J’ai réalisé mon rêve, je suis devenue verrière.

Après ce genre de paroles, se lancer dans la vie active n’a pas été simple. Je manquais de confiance en moi.

Apprendre, tomber amoureuse du feu et du verre

Merci à Daniel, Milou, Audrey, Ludo… de chez Ver’Art, qui m’ont accueillie en apprentissage pour mon CAP décorateur sur verre. Un immense merci à Yoann, qui m’a enfin permis d’essayer le verre au chalumeau. Le coup de foudre a été immédiat.

Je suis ensuite allée au CERFAV pour approfondir mes connaissances. Mes yeux brillaient en regardant les verriers travailler. Dôme, professeur de soufflage (même s’il n’était pas mon professeur) l’a vu. Malgré les contraintes de sécurité, il m’a offert quelque chose d’inestimable. La possibilité d’essayer, de dompter la matière en fusion, et de souffler le verre, le soir, quand l’école était fermée. Juste pour essayer.

Merci Dôme. Tu fais partie de ces personnes qui ont su voir, dans mes yeux, ce qui me faisait profondément rêver.

Mettre le verre de côté… pour mieux y revenir

 

Aussi passionnée que j’étais, je voyais aussi la réalité du métier de verrier. J’ai alors fait le choix de mettre le verre de côté.

Merci à Sophie et Ghislain, qui m’ont accueillie dans leur entreprise. Vous m’avez transmis votre passion, votre savoir-faire et de solides bases dans l’artisanat. Grâce à vous, j’ai évolué sans jamais me lasser, pendant presque dix ans.

Puis il y a eu la naissance de mes enfants.
Et avec elle, l’envie irrépressible de revenir à mon premier amour, le verre.

Une leçon venue de mon fils

Un jour, mon fils a essayé d’écrire son prénom pour la première fois.
Les lettres ne ressemblaient pas à ce qu’il imaginait. Il s’est énervé, puis a pleuré en me disant :
« De toute façon, je n’y arriverai jamais. »

Je lui ai expliqué que lorsqu’on commence quelque chose, il est normal de ne pas réussir tout de suite. Qu’il faut d’abord apprendre chaque lettre. Puis un jour, sans même s’en rendre compte, on écrit son prénom. Puis des mots. Puis des phrases. Peut-être même des livres. Et que s’il en avait envie, il pourrait apprendre d’autres écritures, d’autres langues.

Je lui ai dit que la seule chose qui pouvait réellement l’empêcher d’avancer, ce n’étaient pas ses erreurs…

mais les croyances qu’il pourrait avoir sur lui-même.

En lui parlant, j’ai vu mon propre reflet.
Moi, devant mon chalumeau, à faire des perles qui ne ressemblaient pas du tout à ce que j’avais en tête.
Ce qu’il me manquait, ce n’était ni le talent ni la légitimité.
C’était du temps. De la patience. Et le droit d’apprendre de mes erreurs.

Oser se lancer

La décision de me lancer n’a pas été facile.
Merci à Isabelle, qui m’a donné les ailes nécessaires pour oser.
Merci à Camille, Céline, Marie-Emile et à Initiative Aveyron, votre soutien m’a permis de démarrer sur des bases solides.

Je tiens aussi à remercier la Chambre des Métiers, tout particulièrement Sarah, ma formatrice, qui m’a guidée avec patience, bienveillance et confiance. Un clin d’œil tout particulier à Nathalie, une artiste peintre qui m’avait accueillie pour mon stage de 3ème et que j’ai eu le bonheur de retrouver, par pur hasard, lors d’une formation. Ces retrouvailles m’ont rappelé que ma fibre artistique ne datait pas d’hier. Merci également à toutes les personnes avec qui j’ai partagé ces formations.

Je souhaite aussi remercier mes fournisseurs, de véritables passionnés, toujours disponibles. Merci à Pascal, Marianne, Lysiane, toujours prêts à prendre le temps de répondre à mes questions de débutante, avec patience et bienveillance.

Et merci également aux artisans passionnés qui partagent leur savoir, qui prennent le temps d’écouter, de transmettre, de rassurer. Merci à Floriane, Marie, et à tous ceux que je n’ai pas cités, mais qui ont contribué, chacun à leur manière, à nourrir mon parcours.

Mon pilier

Merci à mon conjoint, qui partage ma vie depuis le lycée.
Merci d’avoir écouté parler de chalumeau pendant des années.
Merci de m’avoir encouragée à acheter celui qui me faisait tant rêver.
Merci d’avoir assuré pour que je puisse construire, apprendre, me tromper et avancer.

Tu es mon soutien, mon confident, mon meilleur ami.
Merci de vivre dans mon uni-verre, même quand il déborde dans toute la maison.
Merci de m’accompagner sur les marchés, chez les verriers, partout où ma passion m’emmène.

Merci aussi à mes enfants.
Vous êtes ma plus grande source d’inspiration.
La plus belle chose que j’ai faite dans ma vie.
Vous me donnez la force de toujours persévérer, d’avancer et de grandir.

Les marchés, une famille

Merci aux organisateurs d’événements et aux placiers qui m’ont fait confiance, alors que je découvrais le métier.

Merci à cette grande famille, le Corse, Betty, Volny, Lucy, et tous les autres.
Chacun avec son univers, son identité. On partage les galères, les intempéries, les oublis de matériel… et surtout une immense solidarité. Quand le réveil sonne très tôt, c’est vous que je suis heureuse de retrouver.

Le plus grand des mercis

Merci à mon « Fan Club Family ».
J’ai la chance d’avoir une famille exceptionnelle, soudée, présente, généreuse, toujours prête à aider, à encourager, à soutenir, sans jamais compter.

Oncles, tantes, cousins, cousines, parents, grands-parents, frères, conjoints, enfants…
Vous êtes venus me voir sur les marchés, les plus beaux comme les plus modestes, sous le soleil comme sous la pluie.
Parfois pour quelques minutes, parfois pour longtemps, toujours avec un mot, un sourire, une présence rassurante.

Je sais à quel point il est rare d’être entourée par autant de bienveillance et de fidélité.
Je sais que je peux compter sur vous, quoi qu’il arrive.
Votre soutien est précieux, immense, et profondément ancré dans cette aventure.

Merci à vous qui venez sur les marchés, ceux qui s’arrêtent, regardent, discutent, posent des questions, s’intéressent.
Merci à celles et ceux qui choisissent d’emporter avec eu un bout de mon univers ou de l’offrir pour le faire découvrir.

Merci pour ces liens précieux.
Vous êtes bien plus que de simples clients.
Avec certains d’entre vous, de véritables liens se sont tissés.
Merci Aurélie, Isabelle, Emma, Gesuelle, et tant d’autres.
Vos histoires m’ont touchée, et je pense souvent à vous quand je crée.

Merci aussi à celles et ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux, de près ou de loin.
Même quand je doute, je sais que vous êtes là. Une vue, un like, un message… et je sens votre présence derrière moi.

Et maintenant…

Cette première année n’est qu’un début, je l’espère.
Je souhaite aussi remercier toutes les personnes qui m’ont déjà contactée pour continuer cette belle aventure en 2026.

Vos messages, vos propositions, vos idées et votre confiance me touchent énormément.
Même si je ne peux pas encore tout dévoiler, je sens que la suite s’annonce encore plus belle que tout ce que j’avais osé imaginer.

De nouvelles rencontres, de nouveaux projets, de nouvelles expériences…
L’histoire de Mon Petit Uni-Verre ne fait que commencer, et j’ai tellement hâte de la faire grandir avec vous.

Et enfin, merci à toutes celles et ceux qui prennent le temps de lire.
Votre attention, votre présence et votre curiosité donnent un sens profond à cette aventure, me donnent envie de la partager, et me rappellent chaque jour pourquoi je crée.

 

Cette première année touche à sa fin, mais l’histoire, elle, ne fait que commencer.
Les graines sont semées, les idées germent… portées par les rencontres, les élans du cœur et toutes ces envies qui n’attendent qu’un peu de temps pour éclore.

 

Merci d’être là !